| Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3 | Chapitre 4 | Chapitre 5 | RETOUR |
![]() |
Le loup Oméga était triste,
il n'avait pas d'amis et il était très malheureux.
Il ne parlait avec personne et restait à bouder dans son
enclos.
Il pensait :
- " Je suis tout seul. Si je vais près des autres
loups, ils vont me tuer."
Un jour, comme il en avait assez de tout cela, il décida
de s'enfuir. Quand le gardien ouvrit la porte pour lui donner
à manger, il s'enfuit.
Il marcha tant et tant qu'il arriva à une route, il était
si fatigué qu'il s'arrêta au milieu de la route,
un autocar arrivait. Le conducteur ne vit pas le loup et le renversa.
Le conducteur était désespéré :
- On dirait un loup ... mais d'où vient-il ? Peut être
est-ce un chien ? Est-ce-que je l'ai tué ?
Dans l'autocar se trouvaient les enfants de la classe de 6ème
A du collège Agostinho da Silva qui allaient prendre l'avion
pour aller en France.
Les enfants sortirent de l'autocar pour voir si le loup allait
bien. Il n'allait pas bien; il avait une patte blessée
et ne pouvait pas marcher. Le chauffeur du car voulait appeler
la police et s'en aller tout de suite, mais les enfants ne voulaient
pas l'abandonner.
Le chauffeur se laissa convaincre et accepta d'emmener le loup à l'aéroport.
Les enfants expliquèrent aux professeurs qu'ils voulaient
emmener le loup en France;
les professeurs discutèrent cette idée et acceptèrent,
mais ils ne savaient pas si à l'aéroport il serait
possible d'embarquer le loup, à cause des contrôles
sanitaires.
Mais, à l'aéroport, tout se passa bien, et le loup
blessé put embarquer.
En chemin, ils pensèrent à donner un nom au loup et l'appelèrent Willy.
Les enfants étaient inquiets de ce qui allait arriver
:
Raquel imaginait déjà :
- Dans la maison de ma correspondante, le loup va manger des Chocapic,
du poisson et de la viande, après quand je partirai à
l'école il restera à la maison. La mère de
ma correspondante aura peur, mais elle non.
Anna pensait :
- Ma correspondante a un chat, je ne peux pas amener le loup chez
elle.
Sonia se préoccupait de ce qu'ils allaient faire du loup,
aller se promener avec lui; ce serait infernal.
Bruno Ricardo était content :
- Nous allons emmener le loup et il va voir des choses.
C'est Diogo qui était le plus content :
- Quand nous sortirons de l'avion, nous cacherons le loup dans
un sac de voyage. Je vais l'emmener dans la maison de mon correspondant
parce qu'il a un jardin et il sera bien là.
(Ce chapitre a été inventé par la classe de 6°A de l'école Agostinho da Silva)
Quand l'avion allait atterrir, Willy
se cacha dans un sac et de cette façon, il put déjouer
la surveillance des contrôleurs de l'aéroport.
Pour aller chez leurs correspondants, les enfants prirent le métro,
portant avec eux le précieux sac. Mais à un moment,
le loup effrayé, commença à s'agiter et à
hurler. Alors les enfants en un clin d'oeil décidèrent
de couvrir les hurlements du loup en chantant la marseillaise.
Arrivés dans la maison où il devait aller, le loup
fut libéré dans le grand jardin. Il l'explora aussitôt,puis,
très fatigué, il se coucha sous un grand arbre et
s'endormit.
Les jours passaient et, pendant que les enfants portugais visitaient
tout Paris, le loup s'habituait : il jouait avec les enfants de
la famille qui le recevait, puis il se reposait dans une niche
confortable, la maîtresse de maison lui donnait toujours
de la nourriture abondante.
Quelle belle vie de loup !
Voyant que le loup s'était si bien adapté à
sa nouvelle vie, les enfants décidèrent de le laisser
là quand ils retourneraient au Portugal, une fois leur
séjour terminé. De plus, ils proposèrent
à leurs correspondants français et italiens de l'adopter
comme mascotte de tout le groupe. La proposition fut acceptée.
Les enfants de l'école Vitruve à Paris venaient souvent voir le loup pour lui tenir compagnie et lui offrir les restes de leur repas.
Quelques mois plus tard, les enfants de la classe 5 de l'école " Bambini di Sarajevo" de Crespellano en Italie arrivèrent. Ils se logèrent dans un hôtel situé dans le quartier où vivait Willy.
Ils avaient apporté pour lui des spécialités
de leur région : tortellini, lasagnes, tagliatelles à
la bolognaise, mortadelle, salami, jambon et fromage parmesan.
Willy apprécia beaucoup et il engraissa comme un petit
cochon.
Les enfants italiens lui avaient apporté une laisse pour le promener : ils l'emmenèrent à la Grande Arche, à la Tour Eiffel et à l'Arc de Triomphe.
Un jour Willy leur raconta une histoire que les loups de transmettent avec fierté de père en fils : bien des années plus tôt c'est une de leurs ancêtres qui allaita deux enfants abandonnés le long du fleuve Tibre Romulus et Rémus les futurs fondateurs de la ville de Rome.
Les enfants italiens lui dirent que cette légende était encore très connue parmi les hommes, et, en mémoire de cet acte d'amour, ils exprimèrent toute leur reconnaissance à Willy et à sa lointaine grand-mère.
(Ce chapitre a été écrit par les enfants de la classe 5 de l'école Bambini di Sarajevo )
Le loup alla visiter un musée avec les enfants de l'école Vitruve. Il n'aimait pas beaucoup parce-qu'il ne comprenait presque rien.
En sortant, comme il courait tout le temps, il perdit le groupe d'enfants. Ils partirent à sa recherche, mais ils ne le trouvèrent pas.
Les enfants mirent des affiches sur les murs, sur les portes des maisons, sous les essuie-glaces des voitures, elles disaient :
Ils firent un portrait du loup pour les affiches et les photocopièrent.
Un jour, un homme vint à l'école mais, sans le loup. Il expliqua qu'il était pauvre, et qu'il avait été obligé d'emmener le loup au zoo.
Les enfants demandèrent:
- " Pourquoi n'avez-vous pas téléphoné
ou envoyé un message par Fax ou Internet ? "
- " Parce-que je suis très pauvre, je n'ai aucun de ces moyens de communication. De plus j'habite à côté. "
Les enfants allèrent au Zoo, rendre visite au loup avec une maîtresse.
Un gardien laissa tomber la clé de la cage du loup, un enfant la vit, la ramassa et alla ouvrir la porte, puis il courut pour aller se cacher, mais il glissa sur une peau de banane et tomba dans le lac. Le loup vit l'enfant tomber, il courut, plongea, attrapa la chemise du garçon avec ses dents et l'amena sur la terre ferme.
Le loup pensait : -" J'ai sauvé le garçon,
mes amis vont me sortir d'ici."
Comment faire sortir Willy du zoo ?
se demandent les enfants.
L'incident de l'enfant tombé dans le lac donne une idée
à Elisabeth :
- " Si plusieurs enfants tombent à l'eau, les gardiens
viendront les sauver et pendant ce temps, Till et Fanny pourront
partir avec Willy et franchir la sortie. "
L'idée paraît excellente, elle est adoptée.
Les enfants sautent donc à l'eau en poussant des cris
:
- "Au secours,au secours!, venez nous sauver! "
Alertés par les cris, les gardiens accourent, se mettent
en slip et sautent à l'eau; profitant de la confusion,
Till et Fanny partent avec le loup vers la sortie. Dans le lac,
les gardiens attrapent les enfants, les tirent vers le bord et
commencent à les sécher, ils ne comprennent pas
cette épidémie de chutes aujourd'hui.
Pendant ce temps, les deux enfants et le loup approchent de la
sortie, un gardien surgit.
-" Attention !vite Willy, cache-toi dans l'arbre!"
Les deux enfants lui font la courte échelle et font
semblant de se promener, l'air innocent. Enfin, le gardien s'éloigne.
- "Tu peux descendre, Willy !"
-" J'ai mal aux pattes "
-" Laisse toi descendre sur mes épaules et je te porterai.
Ouf! mais tu es drôlement lourd, qu'est-ce que tu as mangé
? "
- " de bonnes, pâtes: des raviolis, des tortellinis,
d'ailleurs, j'ai encore faim."
Ces derniers mots inquiètent un peu les enfants. Till
et Fanny s'aperçoivent que la sortie est toujours surveillée,
d'ailleurs un gardien les siffle :
- " Eh, là bas, les chiens sont interdits dans le
zoo ! "
Ils partent en courant, il va falloir trouver une autre idée.
Quand ils sont de nouveau tous réunis avec le loup, Willy prend la parole :
- " Ecoutez-moi, je crois que j'ai la solution ."
-" Oui, mais moi je ne saute plus à l'eau, on s'est fait disputer, la maîtresse n'était pas contente, les gardiens ont dit qu'elle nous avait mal surveillés, et elle ne veut plus nous faire confiance."
- " Ne vous inquiétez pas. Je viens d'une famille
illustre parmi les loups, mon arrière- grand-mère
a nourri Romulus et Rémus, mon grand-oncle, lui, est le
fameux loup du " Petit Chaperon rouge " et il
m'a transmis ce don pour le déguisement "
- " Ca alors ! "
-" Donc, si vous pouvez trouver deux déguisements
de grand-mère ..."
-" Pourquoi deux ?"
- " C'est que... voyez vous je me suis fait des relations
au zoo...( le loup paraît gêné, on dirait qu'il
rougit ) et bien voilà, j'ai une amoureuse et je ne veux
pas partir sans elle. "
Les enfants ont un peu envie de rire, mais ils ne le montrent pas.
-"Bien, qui a des vêtements à prêter
aux loups ?
demande Fanny
Les enfants qui habitent le plus près se proposent. Quand ils reviennent, pendant leur absence les autres enfants sont allés faire sortir la fiancée de sa cage, ils rapportent des belles tenues de grand-mères : une robe rose pour Willy, une autre robe blanche pour sa fiancée, un petit chapeau à fleur pour chacun, deux paires de lunettes de soleil pour cacher les grands yeux et les gros nez, Tristan a même trouvé une perruque et Mickaël a emprunté des boucles d'oreille à sa mère. Les enfants ajoutent une veste pour cacher les bras poilus, et des chaussures plates car Willy ne supporte pas les talons.
Ils partent ensemble vers les toilettes pour habiller les deux loups. Ils arrivent à enfiler les robes, mais les oreilles pointues des loups soulèvent les chapeaux qui ne restent pas sur leurs têtes. " Attendez !", dit Moussa qui est en train de macher un gros Malabar, il le sort de sa bouche et s'en sert pour leur coller les oreilles sur le crâne. Cette fois les chapeaux tiennent. La fiancée de Willy n'a pas tellement l'habitude de marcher sur ses pattes de derrière, on lui trouve un bâton, une grand- mère peut bien avoir une canne.
Le groupe se dirige vers la sortie, au moment où ils
vont enfin franchir les grilles, deux gardiens s'approchent :
- " Arrêtez-vous, qui sont ces deux personnes ? on
ne se souvient pas de les avoir vu arriver avec vous. "
- " Ce sont nos grand-mères" répondent
deux enfants.
Willy essaie de prendre un air très digne. Les gardiens
regardent attentivement.
- " Mais elles ont beaucoup de poils sur les mains et
de grands ongles vos grand- mères !" Willy essaie
de fourrer ses pattes dans ses poches.
- " Oh, vous savez, c'est la mode en ce moment, ce sont des
gants poilus, griffus et nos grand-mères s'habillent à
la mode."
Willy ne peut se retenir de bailler. Les gardiens écarquillent
les yeux :
- " Pourquoi vos grand- mères ont-elles de si grandes
dents et si pointues ? "
- " Bien euh, c'est de la faute du dentiste, vous savez,
grand- mère a perdu ses dents, on lui a fait un dentier,
mais il est un peu bizarre, le dentiste a dû se tromper."
- " C'est bizarre votre histoire et pourquoi répondez-vous
toujours à leur place, ces dames ne parlent donc pas "
C'est vraiment très difficile de répondre aux questions
de ces gardiens trop curieux, Fanny lance :
- " Ma grand-mère est grippée, elle a une extinction
de voix "
Willy se met à tousser, Till continue:
- " et ma grand-mère est dure d'oreille, elle ne comprend
même pas ce que vous dites, vous savez, elles ne sont pas
très jeunes"
-"Tiens mais pourquoi ont-elles le nez brillant ? elles
se sont mouillé ? "
Vite,on fait passer des mouchoirs en papier aux deux loups qui
y cachent leurs grands nez. Till ne veut pas que les gardiens
les observent de trop près:
- " Mais vous n'avez jamais vu une vieille dame enrhumée
! vous allez les laisser tranquilles, elles sont fatiguées"
- " Bon, vous pouvez passer "
Les enfants et les loups partent en trottinant et en jetant un
coup d'oeil pour observer les gardiens qui restent perplexes.
- " Tu as déjà vu des grand-mères comme
ça ?"
- " Non et toi ? "
Les grilles du zoo enfin passées ils poussent un ouf de soulagement, la louve se laisse tomber sur ses quatre pattes
- " On est libres !"
s'exclame Willy. Les deux loups ne peuvent se retenir de chanter
leur joie :
- " OUUUUU, OUUUUU "
- " Arrêtez les loups ! on ne va pas encore chanter
la Marseillaise ! "
Une fois sortis du zoo, la petite troupe se dirige vers une forêt non loin de là.A la lisière de la forêt, Willy décide de cueillir des fleurs pour sa bien-aimée. Attiré par la beauté des fleurs, Willy, sans s'en rendre compte,s'éloigne du groupe.
Quand, son bouquet terminé, il lève la tête il s'aperçoit qu'il est tout seul. Il cherche un peu, mais, tous les chemins et tous les arbres se ressemblent.
Il faut se rendre à l'évidence, il est perdu.
La louve et les enfants commencent à s'inquiéter
et décident de partir à sa recherche.
Tout à coup, un énorme orage éclate. Un
éclair traverse le ciel et illumine la forêt. Willy
a juste le temps d'entrevoir sa promise, il court dans sa direction.
A peine s'étaient-ils embrassés, que les nuages
noirs disparaissent et que le soleil brille de nouveau. Quelle
joie !
Ils décident d'organiser un banquet où plusieurs
enfants de plusieurs pays sont invités.
Les enfants portugais amènent de la morue, du chorizo et du Porto, les italiens amènent des spaghetti, de la pizza et de la mozarella, les enfants français amènent des petits pois, du fromage blanc et du vin blanc.
A la fin du banquet, Willy expliqua aux enfants de Vitruve qu'il voulait vivre libre dans la forêt avec sa nouvelle famille, il dit que maintenant sa maison c'était le bois.
Les enfants le laissèrent partir, lui promettant de venir lui tenir compagnie en fin de semaine. Les samedis et les dimanches, les enfants et leurs familles allaient le voir pour faire des promenades avec les louveteaux et jouer avec eux.
( Ce dernier chapitre a été écrit par les 4 écoles au cours de voyages d'échange )